
Ceci étant dit, j'ai tout de même dû aller à l'ambassade de France pour m'inscrire en tant que français domicilié à l'étranger. Nous avons été reçus par le consul (avec Anabelle), qui nous a donné une pillule d'iode, en cas d'explosion d'une centrale nucléaire du coin. Rassurant, en passant j'ai beaucoup apprécié le "on vous appellera s'il faut la prendre". Oui Monsieur le Consul.

Les jours défilent à 100 à l'heure, au rythme des nouvelles rencontres, des visites, des courtes nuits, des bières au pub français. J'aimerais toutefois apporter une correction à ma note précédente concernant le coût de la vie ici. Il se trouve en effet que les denrées vitales sont exceptionellement peu chères. On trouvera ainsi un menu maxi best of bigmac aux alentours des 3€, une pinte de bière à 1€ et une pizza en ville dans les trois euros. Ceci étant et pour rassurer ceux qui dans leur grande mansuétude s'inquiéteraient pour ma santé, sachez que je mange tous les midis dans une sorte de self-service et que je mange toujours une salade, un plat principal avec de la viande et un verre de lait.
Bref, trève de Me, I and Myself. Il fait toujours aussi chaud ce qui pose des problèmes en terme de linge propre disponible. C'est ainsi que hier avec Paul nous nous sommes armés de notre meilleur letton pour comprendre comment faire une machine dans notre résidence. Je retire ce que j'ai dit sur les lettons, certains sont vraiment drôles. Se déroula ainsi une scène épique ou l'on mimait vouloir laver notre linge, et où la vieille dame toute sourire expliquait que c'était "kapüt kapüt" et nous invitait à aller en bas. Là bas on compris que l'on pouvait utiliser la machine de la résidence pour 1 lats (= 1.4 euro), mais toujours avec les bras on nous fit comprendre qu'on devait acheter de la lessive. C'est ainsi que trimballant toujours notre linge, on se rendit au magasin de la résidence pour gesticuler et acheter de la lessive. Et tout cela avec le sourire. Les cours de lettons commencent à permettre un meilleur contact avec les lettons, et les vieilles dames de notre hôtel nous adorent depuis qu'on arrive à dire "bonjour je voudrais la clé de chambre 207 s'il vous plaît, merci beaucoup" ce qui donne en VO "labrit, divi simts septini ludzu, paldies" (je vous passe les accents). Elles sont toute sourire avec nous (bon elles croyaient, jusqu'à que je trouve comment dire que j'étais pas allemand mais français : "es nesmu vaciskis , es esmu francitis", ce qui constitue un progrès majeur.
Donc armé de toutes mes chemises blanches je suis allé les repasser dans la chambre des employées de garde la nuit, avec un fer digne de Goodbye Lenin.
La phrase de ces derniers jours est signée Gawel, polonais devant l'éternel qui déclara soudainement à l'aube "anyway, vodka is the healthiest drink on earth". Biensûr.
Hier l'université nous a projeté trois films lettons, sous-titrés en anglais. Super conceptuel, à part le dernier qui s'intitule en anglais "Is it hard to be young ?", sur l'émancipation de la jeunesse lettone en 85-86. Gorbatchev aurait même qualifié ce film de premier "oiseau de la perestroïka". Très étrange sentiment que de voir les rues dans lesquelles nous sommes tous les jours jonchées de soldats de l'armées rouges partant pour l'Afghanistan et de drapeaux de l'URSS, en lieu et place de Macdonald et de TGI's Friday Etrange combien un pays peut changer en 20 ans même si subsistent quelques relents de cette époque. L'östalgie ne semble toutefois pas de mise, la jeunesse est lancée à pleine vitesse sur les funestes voies de l'uniformisation globale.

Les sorties se multiplient, il faut dire que cela ne revient pas bien cher (sauf en terme de fatigue). On a trouvé le truc pour ne pas se faire arnaquer par les chauffeurs de taxi, il suffit de négocier la course avant de monter, nous sommes ainsi passé de 8 lats en moyenne à 6.
J'ai rencontré beaucoup de monde en dehors du groupe erasmus, Riga bouge pas mal et l'on y croise souvent les mêmes jeunes. Samedi nous allons voir une exposition de sculptures avec l'université et dimanche ils nous emménent faire du bateau (en catamaran paraît-il autant dire que le samedi soir sera sage)..

Il me tarde que la température baisse un peu, ne serait-ce que pour des soucis pratiques. Néanmoins je pense que cette année particulièrement je risque de regretter les chaudes journées d'été, avec des minimales (je parle comme Evelyne Dheliat...) frôlant (et je continue) les -30C°, soit 60 de moins qu'aujourd'hui par exemple.
Sébastien, en manches de chemise.
1 commentaire:
hey ca fait plaisir de te lire.. ca a l'air folklo..bises
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