La semaine passée fut d'une intense activité, notamment éthyllique. Mercredi c'était jour de football. Ceux qui me connaissent bien sauront que si j'aime à regarder un match de temps à autre, je n'ai rien d'un supporter de football. Mais ici tout ce qui touche aux pays respectifs des étudiants prend des proportions fantastiques, les paris fusent, et le Italie-France du 7 septembre prochain risque de s'avérer un grand moment de "je t'aime moi non plus" avec Andra, Nicola, Michelle et Giancarlo, soit la délégation italienne qui devrait de plus être renforcée sous-peu. L'Allemagne étant ce soir sortie vainqueur face à l'Angleterre et la Pologne ayant égalisé "grâce à moi" (ils étaient menés 2-0 avant mon arrivée à la 75ème), autant dire que la soirée fut assez alcoolisée.
Jeudi n'était jour de rien du tout, mais à cause des giboulets qui nous empêchaient de sortir du bar où nous étions, une "beer after class" s'est transformée en "shit we missed the last bus again, who's gonna find a cab out ?"

Vendredi, c'était vendredi, la fin des cours, la libération. Après une petite sieste on allait chez Thomas et Sebastien pour leur pendaison de crémaillére dans un super appart dans le quartier art nouveau. J'aurais pu y emménager mais il fallait être deux par chambres, ce dont je ne voulais pas. On y trouvait tout le groupe des cours de lettons, plus des gens de leur fac, dont pas mal de locaux(ales) (Stöckolm School of Economics).

Sur ces entrefaites le groupe (une quarantaine de personnes) se dirigeait vers un festival d'électro dans des chapiteaux près du port, pour danser jusqu'au petit-matin. L'endroit est super sympa on y trouve une population qu'on qualifierait de "bobo" en France, polyglotte et avenante. C'est là tout l'intérêt de parler un peu de Letton, on peut montrer qu'on est pas un touriste, ce qui rebute forcément les "insérer ici l'adjectif pour habitant de Riga". En effet face à une identité un peu décomposée et malmenée par les occupations successives (j'aborderai le sujet dans un prochain billet) les autorités essaient de promouvoir un fort nationalisme, notamment au travers du sport ou de la musique. On trouve d'ailleurs dans Riga une campagne d'affichage pour les jeunes lettones, baptisée "Sex Terrorism", les incitant à ne pas convoler en illégitimes noces avec des étrangers de passage.
Passons.

Bref l'endroit était super sympa, l'alcool pas cher, et à 6h il est l'heure de rentrer dans un état différent selon les personnes. C'est là qu'intervient Swaäntje, allemande et maman de tout ce petit monde. Non seulement Swantje arrête 3 taxis, pousse tout le monde dedans et donne l'adresse, mais elle va jusqu'à taper à la porte le matin pour savoir si on veut quelque chose du centre commercial, à apporter une aspirine à votre serviteur un peu fatigué ainsi que de l'antiseptique pour sa main blessée en ouvrant une bière (...). (non je ne suis toujours pas manuel, même pour ouvrir une bière..)
Après un réveil et un petit déjeuner choucroute (je gagne encore des points pour devenir allemand),

on passsait une journée comateuse sur les sofas de la pièce commune. On allait aux autres résidences pour dîner autour de quelques tacos avec Benjamin, Paul et Rhagnïld. Après s'être fait jeter par la gardienne russe pour consommation d'alcool dans les parties communes, il était grand temps de se diriger tout vers le "french-bar" (ainsi baptisé car s'appelant "la belle-époque" et tenu par deux français, ce qui me vaut souvent des verres gratuits), repère naturel des erasmus de Riga (JH, 21 ans cherche despérement l'adjectif en français/anglais pour dire habitant de Riga). Après quelques bières et shots en tout genre sur place, on retournait au festival d'éléctro, où se déroulait un chouete happening à base de projections en rythme de toiles d'art moderne. Très chouette soirée où l'on dansa jusqu'à 7h du matin, rencontrant plein de gens. Parti à la recherche d'un taxi on s'apercevait que les bus fonctionnaient et c'est ainsi que Paul après avoir tenté un "free-kick" sur un pigeon et s'être lamentablement étalé invita Swäantje à danser sur du folk au milieu d'un bus bondé de gens se rendant à leur travail.
Après je décidais d'aller acheter des fleurs à Swäantje pour sa gentilesse à mon égard, pendant qu'elle revenait avec un snickers pour moi (sans qu'aucun des deux ne sache), s'en suivit une prise de vue mémorable menée par Anika, où je remettais les fleurs à Swäantje,

Tout ceci s'acheva vers 9h du matin autour d'un croissant et d'une tentative de ma part d'expliquer Descartes en anglais-français-allemand-espagnol, ce qui s'acheva sur la -depuis devenue mythique- réplique de Paul "je pense donc je suis un croissant" qui sur cette déclaration tout à fait nobelisable (on a pas encore trouvé de quoi par contre, mais ça sonne mieux que pulizerable) se retira pour aller dormir.
4 commentaires:
erasmus is not a myth. j'adore le titre. ça donne envie pour mon second semestre en tout cas (erasmus hongrie)
bisous
J'espere que tu ne t'es pas trop blessé avec ta canette de biere Seb... :)
Alalala tout ce que tu racontes fait rêver, profites bien de tout et surtout TARIF toi pour moi roger!!!!
ps: le TEF s'est fais tarifé severe...
Bisous poulet
Je te suis de prés, c'est un régal :)
salut !
ayant appris ce soir même l'existance de ton blog, je me suis rendue compte de la quantité phénoménale d'infos que j'ai loupé !
je n'ai donc pas encore tout lu, mais j'ai tout survolé ! tu nous diras si le consul te dit de prendre la pilule d'iode... qu'on sache si tu vas bien !
courage pour le letton et à la prochaine ! je te vois plus sur msn... tu te couches plus à 4h du mat ? hihihi !
ciao !
Enregistrer un commentaire