Je vais partir.
Samedi je suis sorti un moment, dans le bar erasmus. J'ai rencontré des nouveaux erasmus. Ils sont beaux, jeunes, captivés par le vaste champs des possibles qui s'ouvrent à eux. Et puis ils m'ont demandé "alors tu étudies où à Riga ?".
"Je pars, dans quinze jours."
Soupir.

Hier, encore, je débarquais à l'aéroport, chargé comme une mule. Il faisait beau. Un jeune allemand me serrait la main, Paul. How are you ? Fine, you.. ? I'am fine, yeah.
Tout était possible. C'était aussi excitant qu'inquiétant.
La ville est belle. Kristian Barona iela (rue), endless perspective. Tu te souviens, toi ?
Et la boulangerie française, petit déjeuner après une longue nuit à danser près du port ? Et Paul qui essaye de "free-kick" un pigeon, et qui s'étale ?
"Je suis un croissant, donc je suis"

Le Tramway 4, celui qui commence Boulevard de l'Indépendance et qui finit à Tallin quand la routine nous pése... Renommé Boulevard Jean-Paul Sartre (Janis Pauls Sartre pour être précis). Existentialisme.
I'll do a graffiti if you sing to me in french. Yeah.
Et les aprés-midi avec Fejedor (Dostojeivski) à boire du thé, vautré dans les coussins du salon de thé. Les nuits sans sommeils, écrire des essais. Notwithstanding, ouais. L'anthropologie. Se faire peur. Je deviens vraiment marxiste. Se souvenir d'Eymeri "Marx a dit que si c'était ça le marxisme il n'était pas marxiste". Me voilà rassuré, good night and good luck.
Les musiques d'ici et de là-bas, comme un pont. Et souvenirs associés. Et les buggles chantent "video killed the radio star, in my mind and in my car, we can't rewind we went to far". Ouep. Pendant ce temps là Carla Bruni chante le plus beau du quartier.
Je ne crois pas non.
Les pokers et les films pendant les longues nuits. I am all-in. Hell yeah. Utterly.
Et Saint-Petersbourg, le long voyage, le plus beau voyage. Andréas qui râle car a encore pris du ventre, et j'essaye de le taper pour qu'il se taise, mais il est plus grand.
Tu vas pleurer quand je vais partir. Non TU vas pleurer. Je suis Italien, je vais pas pleurer. Mais t'es pas Italien t'es du sud-tyröl et tu parles un dialecte germanique... 1m87 de sensibilité, j'aime voir les larmes dans ses yeux quand il me parle de sa copine. Restée là-bas. Here and there. là bas.
Je pense à mon nouveau là-bas. Partir du nid, encore, et en reconstruire un nouveau. Pas de doute ce sera chouette. Et pourtant...
Je ne pourrais jamais expliquer pourquoi c'était si unique, ici. Vous voilà avec quelques indices.
Outstanding dear, Oustanding.
5 commentaires:
J'adore lire ton blog. Tout ce que je ressens et que je ne sais pas exprimer par les mots. Ça fait du bien de lire ça... merci.
Coucou mister !!!! tu veux nous faire chialer ? lol ! merci pour tes ecrits et tes photos !! et le concours alors tu as le temps de le preparer ? je suis arrivé il y a 3 sem chez les Oz : it rocks !!! Je pense que je vais encore plus m eclat' qu'à Montréal...apres 2 mois de vac je recommence bientôt la fac... Biz et plein de bonnes choses pour tes nouvelles aventures !!!!
Hum, c'est tout joli tout ça ... et tsé quoi? ça me donne bien envie de voir trainer dans mon salon ... bientôt.
Bises
bon, je n'aurai jamais pensé à écrire ça... mais.. tu m'manques (sale pourriture...)
jé
Un nouveau message, pour te ramener à la vie, te rappeler l'existence d'un mot :"actualisation" qui semble avoir disparu de la circulation dans ton monde.
Et tu sais, en parlant de trainer dans mon salon, tu y es toujours invité, quand tu veux ... quand tu peux, pour une pause clope et jus d'orange.
A vite donc, j'espère.
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