vendredi 26 octobre 2007

Saint-Petersbourg [Part 1] Vendredi - Samedi.

Comme promis voilà le récit de nos aventures russes :

Après avoir bouclé mes derniers essais que je devais faire pour les jours que j'allais manquer (ou comment écrire 45 pages en 4 jours), je pouvais enfin attaquer, impatient, mes valises.
Je rejoignais les autres à la gare routière, et c'est le coeur plein d'impatience et d'excitation que l'on prit place dans le bus à destination de la ville de Pierre le Grand. Ragnhild (Norvége), Ewa, Gawel (Pologne), Nicola et Andréa (Italie), que des gens connus dans les cours de letton en août et avec qui nous ne sommes jamais vraiment quittés.
Le premier contact avec la Russie c'est la frontière. Moi, vous, nous, sommes habitués à l'espace Schengen, à l'UE ou au pays où l'on obtient le visa à l'aéroport. Autant vous dire que la Russie - probablement de part sa situation politique et historique - a conservé une conception toute westphalienne de la frontière. La première chose impressionante c'est la longue queue de camions sur bien 5 kilométres, attendant pour quitter l'UE, il se dit qu'il faut compter jusqu'à 4 ou 5 jours pour passer la douane.
Ensuite on passe les contrôles lettons sans problème avec nos passeports de pays de l'UE. Puis vient le côté russe, on sort du bus, avec nos sacs. Quelle scéne surréaliste que cette frontière Russe au milieu de nul part, dans le froid de 4 heures du matin. Puis on passe nos sacs aux rayons X, sous le regard sévére des soldats russes, et vient enfin le moment du contrôle des passeports. La femme prend le mien et rit au larme devant mon passeport français. Gawel qui parle russe m'explique qu'elle n'est pas habituée à voir des français traverser par cette frontière. Ceci étant elle est souriante et gentille, ce qui m'étonne étant donné tout ce que j'ai pu entendre sur les policiers/militaires russes.
Nous voilà en Russie, et le bus reprend son long chemin au milieu de la campagne russe, surtout boisée (comme la Lettonie). Arrêt au dela du réel à Pskov, il fait froid, on prend l'air et le paysage est vraiment étrange.
Puis c'est l'heure de se rendormir jusqu'aux abords de Saint-Petersbourg, 13 heures après notre départ de Riga. On voit la ville venir de loin, elle est comme plantée après la campagne, il n'y a pas vraiment d'interlude on passe directement des champs aux grands immeubles des faubourgs.
Descendus du bus on trouve le métro, et là c'est le premier choc, certes attendu mais néanmoins assez rude : je ne peux rien lire, à cause de l'alphabet cyrillique. Heureusement Gawel parle plutôt bien russe, et on entame notre descente vers une des lignes de métro les plus profondes du monde (60 métres), qui dure plus de deux minutes sur les escalators.
Sortis de là on se dirige après quelques errances vers notre auberge, très confortable et bien située, où l'on se repose un peu.
Mais malgré la fatigue tout le monde est tellement excité qu'on ne peut pas s'autoriser un somme qui eut pourtant été bienvenu, et on part après un thé bien chaud vers la ville.
Le premier constat est sans appel : il fait froid, très froid. Non pas que l'air soit bien froid mais le vent est pénétrant et glacial, je suis heureux de ma nouvelle veste et de mes deux pulls superposés.
Le second constat ne saurait souffrir contestation non plus. Bon sans qu'est ce que c'est beau. Sitôt attteinte la Neva, on découvre une ville absolument gigantesque (pour idée les lignes de métros font plus de 30 km, c'est aussi grand que New-York), ou pourtant chaque coin de rue révéle une nouvelle surprise. On mache longtemps, très longtemps, vers l'autre côté, où l'on s'attarde un petit peu du côté de la forteresse de Pierre et Paul, avant de revenir par une île sur la Neva. On se restaure rapidement avant de repartir sur Nevsky Prospekt, l'avenue principale (4.6km), absolument magnifique.

Nevsky Propspekt.
La ville est riche, les gens élégants, dans de belles voitures, les boutiques pourraient être à Paris, on sent qu'on est sur la facade europhile de la Russie. On marche jusqu'à ne plus en pouvoir fascinés par cette ville tellement grande et belle. On passe rapidement devant deux de ses grands symboles : le musée de l'hermitage et Spilled Blood church (désolé je ne connais pas la traduction française). On découvre aussi les canaux de la rive gauche de la Neva, absolument magnifiques.

Les canaux avec Spilled Blood Church au fond...
Spilled Blood Church
Le musée de l'Hermitage


On sent que la vie culturelle est riche : musées, galeries, opéras, theâtres, rien ne manque. Vers 22h après une journée interminable, c'est fourbus mais heureux que l'on rentre dormir pour un repos bien mérité. Pour la première fois depuis un mois (passé majoritairement à écrire des essais) je trouve avec bonheur le sommeil dès la lumière éteinte.

Aucun commentaire: